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Le déroulement de la guerre d’Algérie

Première partie : 1954-1958

samedi 22 septembre 2012, par Anahi, lerni, Rodrigo

-  1er Novembre 1954 : Une vague d’attentas (guérillas et sabotages) en Algérie visant essentiellement des intérêts français, marque la naissance du FLN (Front de Libération Nationale) avec comme principal leader Krim Belkacem, un des chefs historiques du Front de libération nationale durant la guerre d’indépendance algérienne ( → autres chefs : Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella). C’est le début de la guerre d’Algérie.

-  Depuis août 1955 : Pierre Mendès France, Président du Conseil, et François Mitterrand, ministre de l’Intérieur pensent contrôler assez vite les insurrections « minoritaires » et envoient des renforts militaires. Or, ils se trompent et Pierre Mendès France doit démissionner.
- Edgar Faure, son successeur, promulgue l’état d’urgence en Algérie.
- La censure est établie ; on ne parle que d’ « événements » quand en réalité l’ampleur du conflit est beaucoup plus importante.
- Dans le Constantinois, plusieurs milliers de paysans encadrés par des guérilleros de l’Armée de libération nationale (A.L.N.), branche armée du F.L.N., pénètrent dans les villes et les villages. Des Français et des Algériens suspectés d’attachement à l’égard de la puissance coloniale sont assassinés. Le bilan des émeutes est de 123 morts, dont 71 Européens.
- L’armée, appuyée par des milices privées d’Européens, riposte avec une beaucoup de violence. Ainsi prend fin le mythe des « opérations de maintien de l’ordre » en Algérie.

-  1956 : le thème de « la paix en Algérie » remporte les élections législatives le 2 janvier. Cette année commence donc avec des promesses de paix et de négociations.
- Robert Lacoste, nommé en février 1956 ministre résidant en Algérie, soumet à l’Assemblée nationale un projet de loi « autorisant le gouvernement à mettre en œuvre en Algérie toutes mesures exceptionnelles en vue du rétablissement de l’ordre, de la protection des personnes et des biens, et de la sauvegarde du territoire ». Les troupes françaises passent de 50 000 hommes à 400 000. Alger est soumise à un régime de terreur ; dans l’est du pays, l’armée ratisse les zones d’implantation du FLN et construit des barrières électrifiées aux frontières pour isoler l’Algérie de ses voisins. La population sera rassemblée dans des « camps d’hébergement » et prise en charge par l’armée et la loi sur les pouvoirs spéciaux voté par le Parlement, suspend en Algérie la plupart des garanties de la liberté individuelle.
- Congrès de la Soummam mené par le F.L.N. décide d’étendre les conflits, qui jusqu’à présent s’étaient effectués dans la campagne, dans les villes. Des bombes tombent dans des cafés en blessant et tuant des civils innocents ; la guerre est entrée dans un engrenage de terreur dont elle ne sortira plus.
- 22 octobre : Un avion transportant les principaux dirigeants du F.L.N. (Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et l’écrivain Mostefa Lacheraf) est détourné par l’armée française pour amener ces dirigeants à Paris.

-  1957 : Commence la bataille d’Alger. Des parachutistes du Général Massu brisent la greve mené par le F.L.N. et commencent à pratiquer « les interrogatoires renforcés », c’est-à-dire la torture. Progressivement le F.L.N. perd la partie.

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